Depuis le déclenchement du conflit fin février 2026 impliquant l’Iran, les marchés financiers mondiaux connaissent un regain de volatilité. Ce nouvel épisode géopolitique ravive des tensions déjà observées lors de précédentes crises énergétiques, avec des répercussions directes sur le pétrole, les marchés actions et les taux d’intérêt.

Un choc énergétique majeur
Le point de tension principal se situe autour du détroit d’Ormuz, zone stratégique par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial. Les perturbations sur cet axe ont provoqué une forte hausse des cours du pétrole, passés d’environ 65 $ à près de 100 $ le baril en quelques semaines.
Cette hausse s’est également répercutée sur le gaz, notamment en Europe, ravivant les inquiétudes liées à une nouvelle crise énergétique. Malgré l’intervention des autorités internationales pour stabiliser les marchés, les tensions restent élevées.
Des marchés actions sous pression
Les marchés boursiers ont réagi rapidement, avec des impacts différenciés selon les zones géographiques.
L’Europe apparaît particulièrement exposée en raison de sa dépendance énergétique, tandis que les États-Unis résistent mieux grâce à leur production domestique.
Dans ce contexte, certains secteurs tirent leur épingle du jeu, notamment les valeurs liées à l’énergie et à la défense, qui bénéficient directement des tensions actuelles.

Le retour des tensions inflationnistes
Contrairement aux schémas classiques de crise, les obligations souveraines ne jouent pas pleinement leur rôle de valeur refuge.
Les marchés anticipent en effet un retour de l’inflation lié à la hausse des prix de l’énergie, ce qui entraîne une remontée des taux d’intérêt à long terme.
Quel impact pour les investisseurs ?
Ce contexte illustre une nouvelle fois la sensibilité des marchés aux chocs géopolitiques. À court terme, la volatilité peut s’intensifier, tandis qu’à moyen terme, les trajectoires dépendront de l’évolution du conflit et des réponses économiques apportées.

Dans ce type d’environnement, une approche diversifiée et adaptée à l’horizon d’investissement reste essentielle.
Article rédigé par Anne PAOLI – Directrice PNM Patrimoine en mars 2026.
