RSE et rentabilité : le duo qu’on nous dit incompatible (et qu’on dément avec des chiffres)

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C’est une idée reçue tenace, surtout chez les dirigeants de TPE/PME : s’engager dans une démarche RSE coûterait cher, prendrait du temps, et n’apporterait rien de mesurable en retour. Chez PNM Expertise, cabinet d’expertise comptable et de conseil à Marseille, on a fait un choix différent — et on a des chiffres pour en parler concrètement, sans grands discours.

L’idée reçue : la RSE, un coût sans retour

Beaucoup de dirigeants perçoivent la RSE comme une charge supplémentaire : du temps à consacrer, des investissements sans ROI clair, une pression normative de plus à gérer. Cette perception n’est pas infondée si la RSE se résume à cocher des cases ou à produire un rapport pour la forme.

Mais ce n’est pas ce qu’on constate en interne, depuis plusieurs années de démarche construite.

Ce que les chiffres disent chez PNM

PNM Expertise est labellisé Great Place to Work depuis plus de trois ans, avec une 15ème place au palmarès BestWorkPlaces 2023, et labellisé Best WorkPlaces for Women la même année — une distinction que seulement 35 entreprises ont obtenue en France.

Ces labels ne sont pas des trophées décoratifs. Ils reposent sur des enquêtes internes anonymes, où les collaborateurs évaluent eux-mêmes leur expérience de travail. Résultat en 2025 : 97 % des collaborateurs se disent fiers de leurs réalisations, et 94 % affirment que l’entreprise fait vivre ses valeurs au quotidien, pas seulement sur le papier.

Pourquoi ces chiffres comptent pour la rentabilité d’un cabinet ? Parce qu’un collaborateur fier et engagé reste plus longtemps, s’investit davantage dans la relation client, et devient lui-même un vecteur de recommandation — que ce soit auprès de futurs talents ou de futurs clients. Dans un secteur en tension de recrutement comme l’expertise comptable, cet avantage n’est pas anecdotique : c’est un enjeu de compétitivité directe.

La RSE comme outil de fidélisation, pas seulement de recrutement

La charte télétravail (2 jours/semaine), la semaine de 4 jours et demi hors période fiscale, les congés supplémentaires pour paternité, déménagement ou enfants malades : ce sont des dispositifs qui ont un coût réel pour l’organisation. Mais ce coût se compare à un autre coût, souvent invisible dans les tableaux de bord : celui du turnover, du recrutement raté, ou du désengagement silencieux.

Un cabinet de conseil vend avant tout de l’expertise humaine. Si les collaborateurs ne restent pas, ou restent sans conviction, c’est la qualité de service — et donc la relation client — qui en pâtit en premier. La RSE, dans ce cas précis, n’est pas un supplément d’âme : c’est un investissement dans la stabilité et la qualité de ce que le cabinet vend réellement.

Et côté environnemental et territorial ?

La démarche zéro papier engagée par PNM, via la digitalisation des méthodes et la collecte avec Beaver, a un double effet : réduction de l’impact environnemental, mais aussi gain d’efficacité opérationnelle — moins de temps perdu à chercher un document, moins de risques de perte d’information. Ce n’est pas un hasard si les deux vont souvent de pair : une démarche RSE bien pensée pousse à interroger des process qui, de toute façon, méritaient d’être optimisés.

Sur le plan territorial, le fonds de dotation PNM, avec 10 000 € alloués en 2025 à des associations locales, crée un ancrage qui dépasse le cadre commercial. Ce n’est pas un levier de rentabilité directe — et on ne prétend pas le contraire — mais c’est un facteur de réputation et de confiance qui joue, à moyen terme, sur la capacité du cabinet à attirer des clients qui partagent ces valeurs.

La nuance qu’on assume

Non, la RSE n’est pas gratuite. Oui, elle demande du temps, de l’énergie, un comité dédié en interne, une vraie volonté de la direction. Ce serait malhonnête de prétendre que tout est gain sans effort.

Mais l’opposition RSE vs rentabilité repose sur une vision court-termiste de la performance. Dès qu’on regarde la fidélisation des talents, la qualité de service, la réputation employeur et l’ancrage territorial sur plusieurs années, l’équation change complètement.

Ce qu’on retient pour un dirigeant de PME

Vous n’avez pas besoin d’un budget RSE conséquent pour commencer. Vous avez besoin de choisir 2 ou 3 actions cohérentes avec votre réalité d’entreprise, de les mesurer, et de les faire vivre dans la durée — plutôt que de multiplier les intentions non suivies d’effets. C’est exactement l’approche que PNM applique à elle-même avant de la recommander à ses clients.

Vous vous interrogez sur la place de la RSE dans votre stratégie d’entreprise ? Parlons-en avec votre interlocuteur PNM.